Programme ECOLO Seneffe 2024 – 2030

Avec notre partenaire de majorité lors de la mandature 2018-2024, nous avons pu mettre à l’agenda la plupart des points de notre programme. Nous sommes heureux d’avoir contribué à une commune plus durable, plus participative, plus solidaire, où chaque citoyen a sa juste place.

Avec votre soutien, pour les 6 prochaines années, nous voulons consolider ces acquis et aller plus loin :

 –  l’approche « développement durable » doit être prise en compte dans TOUS les domaines de la vie communale. Le dérèglement climatique est de plus en plus d’actualité. À côté des actions

d’atténuation (pour diminuer l’impact du dérèglement climatique), les actions d’adaptation doivent être encore plus accentuées pour se prémunir des conséquences déjà bien présentes, aussi au niveau local.

Nous avons la chance de vivre dans une commune rurale, pleine d’atouts : un cadre de vie agréable, des espaces verts, des paysages à préserver, le vieux canal, un patrimoine et une histoire riches, des villages de caractère, une vie associative dynamique. Mais nous vivons aussi à proximité d’un zoning comprenant des entreprises Seveso[1], avec son lot de nuisances et de dangers potentiels pour notre santé et notre bien-être.

Il faut trouver un juste équilibre entre le nécessaire développement économique et la qualité de vie. Les crises et alertes que nous avons connues, notamment les pollutions, doivent nous montrer la voie pour une cohabitation apaisée entre les entreprises et les habitants : collaboration, vigilance, réaction rapide, anticipation et informations claires sur les conséquences possibles des activités à risque, responsabilisation en cas de manquement grave à la sécurité.

 – Préserver la santé de tous, et particulièrement celle des plus faibles d’entre nous, est une priorité  absolue pour Écolo : prévention, actions en santé communautaire, veilles actives relatives aux dangers potentiels. La composante « santé » – la plupart des professionnels du secteur le disent – traverse toutes les composantes d’une existence et cela devrait être pris en compte dans tous les domaines de la politique communale, le seul niveau de pouvoir sur lequel les citoyens peuvent agir directement .

Et si… le pouvoir de changer le cours des choses en profondeur était entre nos mains ? Et si… en plus, on s’y mettait ensemble pour y arriver ?

 Voici nos propositions pour les 6 années à venir. Bonne lecture !

1 – Seneffe, une commune agréable à vivre

Le « cadre de vie » touche différents domaines (Climat, Logement, Environnement, Santé, Culture, Aménagement du territoire …) et  implique une transversalité importante entre eux.

Écolo Seneffe veut mener une politique qui protège ses habitants et leur bien-être, par des actions qui améliorent notre environnement dès aujourd’hui et durablement.

Favoriser la biodiversité en végétalisant partout où c’est possible

Déminéraliser et/ou végétaliser l’espace public, au maximum des possibilités, dans le cadre du Plan d’Action pour l’Énergie Durable et le Climat (PAEDC). Cela permettra d’atténuer les effets des « îlots de chaleur » dans les cœurs de nos villages, en les rendant plus respirables et plus agréables à vivre.

Le parking en épis près des feux de signalisation à Seneffe, rue Reine Astrid, est un exemple d’endroit qui mérite une réflexion pour le rendre plus attractif et plus convivial. Des arbres palissés et des bacs de plantation pourraient être installés pour y amener de la verdure tout en préservant le cheminement piéton.

Dans l’optique de cette végétalisation, organiser l’occupation temporaire d’une partie du domaine public par toute personne ou tout collectif qui s’engage à assurer la réalisation et l’entretien de cet espace (« permis de végétaliser ») : espaces verts, trottoirs, façades. Un modèle : les « Incroyables Comestibles »  qui, en outre, favorisent le lien entre citoyens et nature.

Continuer les actions de verdurisation des cimetières – « Cimetières nature » – et veiller à l’entretien de ces espaces, aussi et surtout pendant les périodes de transition (il faut de la patience pour arriver au résultat voulu, la végétation met du temps à s’installer) : les lieux de recueillement doivent rester accueillants.

Réduire les nuisances et leur impact sur la qualité de vie

Il est important de réduire les sources de pollution pour mieux préserver notre santé et notre environnement. Afin de mieux identifier l’origine des impacts que peuvent provoquer les activités industrielles et ainsi d’y remédier, la mise en place d’un réseau de capteurs de la qualité de l’air a déjà été décidée sous la mandature 2018-2024, il faut appliquer cette mesure et l’amplifier pour couvrir plus de territoire.

Face aux activités économiques entraînant des nuisances, il faut favoriser un dialogue (via des comités de suivi par exemple), non seulement pour les points problématiques, mais aussi pour, de façon proactive, engager une relation de confiance entre riverains/administration/exploitant pour, en cas de problème, avoir un espace de discussion efficace et déjà existant.

Mettre fin aux nuisances sonores générées par les installations communales. Les riverains des salles communales et des bulles à verre, par exemple, endurent souvent des inconvénients qui pourraient être atténués : par une meilleure communication aux occupants des salles, pour qu’ils respectent les normes de bruit (avec des appareils de mesure des dB pour un contrôle et le cas échéant, une pénalisation en cas de dépassement). Par le remplacement des alarmes des bâtiments vers des alarmes silencieuses (les déclenchements intempestifs sont fréquents, une alarme silencieuse déclenche un processus d’alerte qui ne perturbe pas la quiétude des quartiers).

Éloigner, dans la mesure du possible, les bulles à verres des habitations : le Règlement Général de Police interdit de déposer du verre dans ces bulles entre 22h et 7h, mais cette interdiction n’est pas toujours respectée. Les emplacements devraient dès lors être choisis avec plus d’attention pour le voisinage.

Avec l’agent constatateur, informer, accompagner et encadrer la pêche dans l’ancien canal en limitant les nuisances et en mettant en valeur les bonnes pratiques, notamment dans la gestion des déchets et l’occupation de l’espace public. La cohabitation avec les usagers du RAVeL, par exemple, n’est pas toujours aisée.

Améliorer l’espace public pour tous

La Place Penne d’Agenais est un espace public utilisé couramment pour diverses activités. Lors des événements en journée, le public a la possibilité d’utiliser les toilettes des bâtiments communaux mais, en dehors des heures d’ouverture des services, il y a un vrai manque. Nous proposons d’installer des toilettes publiques permanentes dans les endroits les plus fréquentés, à commencer par la Place Penne d’Agenais. Cela constituera un « plus » pour les Seneffois et pour les visiteurs de passage. Un bénéfice pour la salubrité publique et un pas vers plus d’égalité homme/femme dans l’espace public !

Continuer le déploiement de fontaines publiques (actuellement déjà présentes dans les écoles de l’entité ainsi que dans certains bâtiments communaux) afin d’assurer l’accès à l’eau sur l’espace public.

Lancer la réflexion sur d’autres façons d’habiter

Mettre en valeur et poursuivre la réflexion en matière d’urbanisme et d’aménagement du territoire concernant l’habitat léger[2], de façon à soutenir cette nouvelle façon d’habiter, de manière durable et en limitant les possibles nuisances.

Favoriser l’habitat intergénérationnel, notamment en fournissant l’information nécessaire aux propriétaires désireux de se lancer dans cette démarche (séances d’information, brochure…) mais aussi dans les décisions du Collège en mettant des balises claires permettant une cohabitation harmonieuse.

2 – Une commune pensée par et pour les citoyens

Première fenêtre de la démocratie, la Commune doit fonctionner de manière à renforcer la confiance des citoyens envers le politique et permettre leur implication sur des enjeux qui leur tiennent à cœur.

La transparence et la participation citoyenne sont nos fils conducteurs : ils sont les garants d’une démocratie plus vivante, plus dynamique et plus inclusive.

Transparence : un site web efficace, accessible à tous, et mis à jour

Le site web communal contient beaucoup d’infos utiles qui sont parfois difficiles à trouver. Une simple recherche mène parfois à des informations obsolètes. Il faut améliorer l’organisation du site seneffe.be :

Rendre effective l’accessibilité du site aux personnes porteuses de handicap, ce qui est, en outre, une obligation légale. Développer le “facile à lire et à comprendre” dans la communication.

Mettre en place la sobriété digitale afin d’améliorer la hiérarchie des informations du site (par exemple dater les publications, nettoyer les publications obsolètes…).

Continuer à développer l’offre de services de l’e-Guichet (mettre à disposition des formulaires standardisés, lisibles), mais aussi, veiller à ce que toutes les personnes qui le désirent puissent être reçues et aidées pour obtenir leurs documents en version « papier », dans une optique de lutte contre la fracture numérique.

Transparence : bien informer sur « qui fait quoi » et continuer à diffuser les conseils communaux

  Les conseils communaux diffusés en direct sont un réel progrès dans l’information au citoyen. Les enregistrements et les PV doivent rester consultables sur la plateforme deliberations.be. Nous voulons aussi inclure, dans le PV du Conseil communal, les réponses aux questions pour lesquelles les données n’ont pas pu être fournies en séance (notamment les chiffres), pour une information complète des citoyens.

Améliorer l’accessibilité et la lisibilité des décisions communales, notamment celles relatives au budget.

Maintenir les rencontres citoyennes en y associant et assurant la visibilité des agents de quartier et de l’agent constatateur. Favoriser leur présence lors des événements communaux.

Promouvoir la formation continue des élus communaux afin qu’ils puissent développer une expertise au profit des citoyens.

Publier un organigramme clair des services communaux ainsi que les moyens de contact (horaires d’attention au public, adresses génériques, contact téléphonique).

Mettre en avant le rôle et le travail du personnel communal, sans qui toutes les décisions du Collège Communal et du Conseil Communal ne pourraient pas être mises en œuvre, il ne faut pas l’oublier !

Dans les mails envoyés par l’administration, indiquer dans la mesure du possible un interlocuteur afin de faciliter le contact de personne à personne.

Mettre à disposition, sur le site internet communal, la localisation des équipements collectifs (plaines de jeux, bâtiments communaux, défibrillateurs, toilettes publiques, fontaines d’eau potable accessibles…), ainsi que du mobilier urbain (bancs, poubelles,…).

Identifier et localiser les panneaux d’affichage libre (associations, citoyens…), mieux communiquer sur les règles d’affichage qui s’appliquent à ces panneaux.

Participation citoyenne : des budgets participatifs améliorés

Continuer à proposer des budgets participatifs mais revoir leur fonctionnement :

Faire la promotion d’exemples de réalisations de budgets participatifs dans d’autres communes, notamment les projets à visée sociale, environnementale ou énergétique. Rappeler que les budgets participatifs restent des initiatives citoyennes, qui doivent être gérées par les citoyens ou les groupements de citoyens, avec le support de la Commune.

Prévoir un budget participatif spécifique pour la jeunesse (Maison des jeunes, conseil communal des enfants…).

Lancer en parallèle des « Chasses aux idées », des projets trop importants pour être lancés dans le cadre d’un budget participatif, mais dont l’impact et l’intérêt commun font qu’ils sont intéressants à prendre en charge par la commune.

Participation citoyenne : soutenir la vie associative

Encourager la création de comités de quartiers, par une meilleure information et un soutien à la mise en place. Encourager les comités de quartier à lancer des projets citoyens, notamment via le budget participatif.

Le guichet des associations doit jouer un rôle plus proactif dans l’accompagnement du monde associatif et notamment en informant clairement sur les différentes démarches administratives à réaliser ainsi que sur l’éventail d’aides communales qui sont à leur disposition (prêt de gobelets, de matériel, mise à disposition de salles, communication…).

Tout au moins annuellement, réunir l’ensemble du monde associatif afin de connaître leurs besoins mais aussi d’encourager les synergies et collaborations possibles.

Créer et, le cas échéant, mettre à disposition des tiers-lieux, des lieux où les individus ou les associations peuvent travailler sur le transfert de connaissances (savoirs ou compétences), se rencontrer ou échanger, de façon à faire vivre nos villages et susciter l’entraide.

Éviter que Seneffe et ses villages ne deviennent une cité dortoir en développant, non seulement une activité associative et commerciale à proximité des centres de village, mais aussi en intégrant mieux les nouveaux habitants à notre vie de village.

Aménager les places (Familleureux, Petit-Roeulx, Petit Moulin à Feluy), de façon à en faire des vrais lieux de vie et de rencontres : convivialité, rencontres intergénérationnelles, nature.

Participation citoyenne : consultation citoyenne

Maintenir les rencontres citoyennes en y associant, pour une meilleure visibilité de leurs missions, les agents de quartier et l’agent constatateur. Favoriser leur présence lors des événements communaux.

Créer des conseils consultatifs qui aboutissent à des décisions en concertation avec les citoyens, communiquer vers les citoyens sur les suites données.

Continuer la tenue de marches exploratoires (comme celles qui ont eu lieu pour la mobilité autour des écoles) afin d’établir le diagnostic et de réfléchir aux pistes de solution aux différents problèmes soulevés par les citoyens.

Comme pour le cas de la maison médicale, identifier avec les citoyens ce qui manque comme offre de services au cœur de nos villages, afin de pouvoir inciter et accompagner des porteurs de projets qui viendraient rencontrer ces besoins.

3 – Environnement / Biodiversité / Climat

Seneffe est une commune semi-rurale avec un cadre naturel exceptionnel, comme l’ont déjà montré plusieurs documentaires et notamment « Wallonie Sauvage ». En effet, outre les deux zones classées Natura 2000, un joyau naturel la traverse, la coulée bleue et verte de l’ancien canal Charleroi-Bruxelles, auquel s’ajoutent des bois, des champs, des trous de carrières et des prairies de grande valeur biologique. 

Dans ce cadre, il est du devoir des autorités communales de préserver ce patrimoine (avec l’aide des autres niveaux de pouvoir), notamment par un développement accru du Plan Communal de Développement de la Nature (PCDN) qui doit être, par ailleurs, l’outil grâce auquel les citoyens peuvent se réapproprier ce cadre naturel. 

En outre, même si notre position entre La Louvière et Nivelles et les différentes zones industrielles font que l’entité perd un peu de son caractère rural, nous proposons d’élaborer un Plan Communal de Développement Rural afin de pouvoir lancer des projets visant à maintenir le caractère rural et convivial de nos villages, mais aussi à obtenir les subsides régionaux nécessaires pour financer ces projets.

Un effort du service environnement sera nécessaire afin de pouvoir s’investir dans la protection de notre patrimoine naturel, tout en renforçant le suivi et le contrôle des activités industrielles dans les différents zonings industriels.

Lutte contre les inondations

Développer un maillage vert et bleu[3]  dans la politique préventive de lutte contre les inondations et explorer toutes les pistes possibles pour optimiser cette lutte (jardins de pluie, noues, etc.[4]).

Accompagner les agriculteurs dans toutes les pratiques susceptibles de limiter l’impact des inondations (haies, fascines, cultures, etc.).

Continuer les actions de plantation de haies auprès des citoyens via une intervention financière, sur fonds propres de la commune si l’aide régionale n’est pas disponible.

Biodiversité

Favoriser l’implantation et la survie des insectes pollinisateurs et butineurs en aménageant des parcelles communales propices à leur milieu de vie et ainsi obtenir une plus grande richesse de la biodiversité : prairies fleuries, hôtels à insectes, etc.

Envisager l’installation de ruches dans certains terrains communaux comme les « jardins partagés », en collaboration avec le Rucher Didactique de Seneffe et/ou les apiculteurs locaux : une façon de redynamiser le rucher didactique et les jardins partagés, tout en impliquant les citoyens !

Informer les citoyens sur les possibilités d’installations de ruches et faciliter leur installation, avec des incitants notamment financiers.

Lutte contre le frelon asiatique : nous devons nous inscrire dans une démarche proactive et mieux soutenir nos apiculteurs, s’il le faut, avec l’aide de subventions communales pour détecter et détruire les nids.

Propreté publique

Continuer la sensibilisation à la propreté publique, également dans les écoles. Il faut notamment expliquer l’impact négatif que peuvent avoir certains déchets (canettes, plastiques) sur la santé des animaux, dont les bovins, et sur la qualité de récolte par les agriculteurs.

Maintenir le programme de surveillance des zones propices aux dépôts sauvages, via les caméras « chasseur » mobiles, avec une attention particulière pour les zones autour des bulles à verres et autres conteneurs.

Recruter un agent constatateur communal supplémentaire afin d’effectuer des actions de sensibilisation et de prévention face aux infractions de type environnemental.

Diminution des déchets, zéro déchet et tri des déchets

Renforcer le Service Environnement, tant en moyens humains par l’embauche d’un agent supplémentaire, qu’en moyens financiers. Le Service Environnement doit être la pierre angulaire de conseils aux citoyens pour promouvoir les meilleurs comportements/gestes responsables qui vont dans le sens du développement durable.

Maintenir le “Petit pas pour le climat” dans l’Essor de Seneffe, sur le site web communal et dans les réseaux sociaux communaux et amplifier toute initiative visant à conscientiser les citoyens sur l’importance de ces petits gestes, notamment concernant l’alimentation, la mobilité, la consommation responsable et les loisirs.

Impliquer davantage les acteurs économiques locaux (les PME, les commerces, les citoyens et les différents partenaires communaux), pour intégrer et améliorer la gestion de l’environnement dans leurs activités mais également le CPAS, les écoles de l’entité et les diverses associations de Seneffe.

Relancer les actions et démarches afin de favoriser le « zéro déchet », tant à destination des citoyens, des commerçants, du monde associatif, qu’aux groupements de jeunesse.

Impulser, encourager, toutes actions de l’Eco-Team de l’Administration communale afin que celle-ci soit un exemple pour les citoyens. De même, systématiser le tri des déchets au sein de l’administration communale et lors de la location et du prêt de salles communales.

Soutenir la création de composts collectifs urbains en imposant, par exemple, des charges d’urbanisme dans les nouveaux permis de lotissement, avec l’expertise de l’équipe des Guides Composteurs Seneffois.

À l’instar du projet de Repair Café, impulser la création d’une outilthèque d’initiative citoyenne, permettant aux personnes de pouvoir emprunter des outils à usage limité dans le temps.

Dans le cadre de la gestion et de la réduction des déchets, rester attentif et proactif dans la collaboration avec Hygea et ses sous-traitants sur le respect et le bon fonctionnement des collectes en porte-à-porte. Nous avons pu constater des progrès, notamment avec l’instauration d’un call-center d’Hygea pour signaler les problèmes, la publication d’une jauge pour connaître le taux de remplissage des bennes du parc à conteneurs, l’installation de points de dépôts volontaires pour les déchets résiduels. Il faut continuer à communiquer sur ces avancées et rester attentifs aux doléances des citoyens. La collecte en porte-à-porte a pu évoluer suite aux nombreuses plaintes des citoyens, nous devons rester vigilants quant à la qualité du service d’Hygea.

4 – Produire et consommer localement

Dans une commune rurale comme la nôtre, il est temps de mettre en pratique nos engagements vis-à-vis des agriculteurs, pris lors de la motion de soutien à l’agriculture.

Marchés publics et initiatives communales/CPAS

Dans les marchés publics communaux et CPAS, choisir des produits alimentaires locaux, bio de préférence et, surtout, de saison. Opter en priorité pour les achats responsables, éthiques et favorables aux producteurs belges et européens.

Engager notre commune dans la campagne « commune du commerce équitable ». Un label ne suffit pas : il faut, en conscience, choisir, lorsqu’on achète des produits de pays tiers à l’UE, des produits issus du commerce équitable, tout en soutenant la sensibilisation aux conditions des producteurs des pays du Sud.

Mettre en place une cuisine collective, afin de pouvoir fournir des repas sains, locaux et durables dans les écoles de l’entité ainsi que pour les bénéficiaires du service de repas à domicile du CPAS.

Poursuivre le projet « Vert l’emploi » de formation au maraîchage des bénéficiaires de l’aide sociale et la mise en valeur de leur production. Dans le cadre de notre projet de cantine locale et durable[5], envisager également une formation en cuisine de collectivité et aux métiers de l’HoReCa actuellement en pénurie.

Producteurs locaux

Encourager et faciliter l’installation de producteurs locaux au marché du jeudi, notamment en les accompagnant dans les démarches administratives et dans la communication.

Organiser des cours de cuisine de saison, saine, mettant en valeur les produits et producteurs locaux.

Créer/renforcer le dialogue entre citoyens et agriculteurs via des rencontres, publications… Mieux informer la population sur les exploitations locales qui inscrivent leur production dans une optique de durabilité. Mettre à jour un annuaire des producteurs locaux avec mention de leurs activités et de leurs éventuels labels ou appellations (agriculture biologique, raisonnée, traditionnelle, récompenses obtenues,…)

Continuer le développement des jardins et potagers collectifs et/ou partagés, et mettre la dynamique de partage et de durabilité au cœur de ces projets. Un jardin ou potager collectif, c’est un espace créé et entretenu collectivement par des citoyens. Un potager partagé est un terrain partagé en petites parcelles, que les citoyens peuvent cultiver. Ces deux concepts s’inscrivent dans une optique de production et de consommation locale, d’échange de savoirs et de savoir-faire, de création de liens.

Avec le Comice agricole[6], continuer à organiser, soutenir et faciliter le maintien des formations agricoles qui mettent en valeur les bonnes pratiques en termes de gestion des produits phytosanitaires et d’agriculture raisonnée/biologique. Prévoir des subsides communaux pour ces formations.

Informer la population sur les périodes de pulvérisation des exploitations agricoles (et le « pourquoi », le cas échéant), pour permettre aux citoyens de mieux comprendre le travail des agriculteurs et pouvoir prendre les mesures nécessaires pour se protéger.

Mettre à disposition prioritairement les terres agricoles communales aux petites exploitations et/ou aux jeunes agriculteurs avec l’aide d’associations comme « Terre en vue » et les aider en valorisant cette production agricole dans le cadre d’un projet d’alimentation durable et locale.

5 – Mobilité

Pour une mobilité apaisée et un partage respectueux de la voie publique entre tous les utilisateurs.

A vélo, à pied

Développer des aménagements en mobilité douce (à pied, à vélo) dans tous les travaux publics à venir.

Continuer à améliorer le réseau vélo communal afin que rouler à vélo puisse être une alternative réelle à la voiture. Investir, là où c’est possible et réaliste, pour le développement d’un maillage de voiries cyclables ou tout autre aménagement propice à la sécurité des cyclistes.

Poursuivre la réflexion avec la Région wallonne sur le prolongement de la voie cyclable (pré-RaVEL) sur l’ancienne ligne du chemin de fer 141 afin de relier Seneffe et Manage (et au-delà Chapelle-lez-Herlaimont).

Poursuivre l’installation de nouveaux aménagements vélo près des lieux de passage (commerces, centres administratifs, écoles, arrêts de bus…). Consulter les usagers et profiter de leur expérience pour améliorer les aménagements existants et programmer les investissements futurs. Il faut prévoir des range-vélos abrités des intempéries et sécurisés.

Continuer l’action 2 mois / 2 roues afin de faire tester pendant 2 mois un vélo électrique dans les déplacements quotidiens. Envisager des achats groupés pour que les citoyens puissent acquérir leur vélo à moindre coût.

Prévoir l’installation de bornes de recharge pour vélos électriques près du centre de l’eau à Seneffe et de la poste de Feluy.

Communiquer de façon claire et encourageante sur l’utilisation des moyens de mobilité douce, en indiquant par exemple certaines distances en minutes (à vélo ou à pied) afin d’encourager les trajets à vélo et à pied.

Continuer à encourager les expériences de « Vélobus « et « Pédibus » (ramassage scolaire à vélo ou à pied) dans les écoles de l’entité.

Impulser l’installation de passages pour piétons à proximité des arrêts de bus et à tous les endroits où la traversée doit être mieux sécurisée. Veiller à adapter les bordures des trottoirs de chaque côté des passages pour piétons.

Dans le plan annuel de remise en état des trottoirs, toujours prévoir une réflexion préalable concernant l’accessibilité des PMR et des personnes porteuses de handicap.

Veiller au respect de l’espace dédié au passage des piétons sur les trottoirs et les places, pour la sécurité de tous : enfants, personnes porteuses de handicap, parents avec poussette, personnes en perte de mobilité.

Transports en commun

En collaboration avec les TEC, poursuivre l’aménagement des abribus dans l’espace communal afin que les usagers puissent attendre le bus en toute sécurité et à l’abri des intempéries. Remplacer les anciens abribus dégradés.

Demander auprès des deux zones TEC opérant sur l’entité, ainsi que auprès des autorités régionales, l’amélioration de la cadence et la couverture des lignes de bus, notamment les liens entre villages.

En voiture

Soutenir le développement d’une offre de voitures partagées (style Cambio ou Poppy), comme alternative (même ponctuelle) à la voiture individuelle.

Prévoir des places de parking XL “maxicosy” près des crèches et lieux d’accueil d’enfants.

Continuer à faire pression auprès du Gouvernement Wallon concernant l’entretien et l’aménagement de la N27, notamment à proximité d’Arquennes et du centre de Seneffe.

Afin d’objectiver le sentiment d’insécurité lié à la route, utiliser l’installation de radars préventifs dans la réflexion sur les aménagements routiers.

Promouvoir l’offre communale en mobilité (taxi social du CPAS, collaboration avec Mobilesem pour le réseau de chauffeurs bénévoles et le call-center pour aider les personnes à trouver la meilleure solution de déplacement). Élargir les heures de prestations du taxi social du CPAS afin de permettre aux bénéficiaires d’accéder, notamment, aux rendez-vous médicaux de début et de fin de journée.

6 – Énergie

Dans notre commune, des choix malins en matière énergétique.

Continuer et renforcer la mise en application du plan énergie-climat, notamment en vue des objectifs à atteindre pour 2030, en s’assurant de donner au coordinateur du plan les moyens nécessaires (humains, financiers et de temps) pour le mener à bien et en communiquant tant à l’interne de l’Administration que vers les citoyens sur le suivi et les avancées.

Poursuivre le verdissement de la flotte de véhicules communaux (électrique, CNG, hybride…).

Continuer à étudier le potentiel de production d’énergie solaire sur les bâtiments communaux et y poursuivre l’installation des panneaux photovoltaïques. Continuer l’isolation et l’optimisation des bâtiments et logements publics via un plan de rénovation et de financement à long terme, et encourager les citoyens et les PME dans la même démarche.

Tous les nouveaux bâtiments publics devront être exemplaires en termes énergétiques, si possible, dans une perspective zéro carbone, bioclimatique et à énergie positive. Les rénovations devront être envisagées dans la même optique.

Réactiver les coupures volontaires (ou la diminution là où ce n’est pas possible) de l’éclairage public entre minuit et 5 heures hors week-ends et veilles de jour férié. La mesure avait été prise dans un but d’économie d’énergie, mais avait un impact positif sur la biodiversité grâce au maintien de l’obscurité nocturne, et il est apparu qu’il n’y a pas eu d’impact sur les cambriolages. L’extinction nocturne reste donc logique et pertinente !

Réglementer l’éclairage des vitrines et les enseignes lumineuses, pour réduire les nuisances qui y sont liées et éviter un gaspillage d’énergie.

Demander la collaboration de la Région Wallonne pour réaliser, avec les communes voisines, une thermographie aérienne afin de mieux cibler la communication et l’accompagnement aux citoyens, en matière d’énergie et d’isolation des bâtiments.

Mettre en place des communautés d’énergie afin d’optimiser la production/consommation d’énergie dans certains territoires limités (réflexion dans un premier temps, par exemple, autour des bâtiments publics : entre la maison communale et l’église de Seneffe).

Avec l’ensemble du Conseil communal, continuer la mobilisation pour que, en cas de passage de la Boucle du Hainaut par notre entité, on limite au maximum ses effets néfastes notamment en matière de santé, environnement et aménagement du territoire.

7 – Solidarité et cohésion sociale

Maintenir et diffuser plus largement l’offre de services du CPAS. En effet, nombre de ces services ne sont pas destinés uniquement aux bénéficiaires de l’aide sociale mais sont accessibles à l’ensemble des citoyens qui peuvent avoir des besoins spécifiques.

Analyser l’utilité, l’opportunité d’installer une épicerie sociale (en lien avec le potager du CPAS) afin de réduire la précarité socio-économique des Seneffois.

Maintenir les cours d’informatique de base (utilisation du smartphone, e-mail, « Itsme » et démarches en ligne…) dans une optique de lutte contre la fracture numérique, tout en garantissant l’accessibilité financière aux publics les plus précarisés.

Afin de limiter le “non-recours aux droits” (le fait de, par méconnaissance, ne pas bénéficier de prestations ou services auxquels on a droit), améliorer la communication sur les droits et services des citoyens dans un langage clair à l’attention des personnes plus vulnérables.

Développer l’usage de l’approche “facile à lire et à comprendre” sur tous les outils de communication.

Maintenir les services de soutien aux personnes en situation de handicap (notamment le service communal “Handicontact”) dans leur diversité (âge, handicap, autonomie) et continuer avec les aménagements et services à destination des PMR (personnes à mobilité réduite) qui ont permis à la commune d’être labellisée “Handicity” et qui profitent à tous (personnes malades/accidentées, parents avec poussette…).

Dans la politique des aînés, prendre en compte qu’il ne s’agit pas d’un groupe homogène, ni en termes d’âge, ni en termes d’autonomie. De ce fait, proposer des politiques des aînés qui s’adressent tant aux aînés actifs qu’à ceux en perte d’autonomie ou totalement dépendants.

Établir une collaboration renforcée entre les services de soins à domicile et les services communaux (commune et CPAS) afin de proposer une offre de services (certains déjà en cours actuellement comme les repas à domicile) qui permettent aux aînés de rester chez eux dans de bonnes conditions.

Comme expérimenté lors de la période covid avec “S.O.S. Papotte” (où les personnes étaient contactées par téléphone pour rompre l’isolement et vérifier si elles n’avaient besoin de rien), être attentifs aux personnes souffrant de solitude, ceci dans une optique de prévention et d’accompagnement en matière de santé mentale, avec l’aide d’associations partenaires compétentes.

Repenser l’organisation du mobilier urbain en tenant compte des aînés et des personnes porteuses de handicap, afin de prévoir notamment des zones de repos et des équipements sportifs adaptés.

Remettre en état les panneaux à affichage citoyen et les développer au sein de chaque village/hameau/quartier afin de favoriser la vie de quartier. Cadrer leur utilisation afin d’éviter des dérives commerciales ou autres.

Mettre en place des projets qui favorisent les rencontres intergénérationnelles : encadrer des moments de partage pour améliorer la compréhension mutuelle entre les différentes générations (écoles, homes, mouvements de jeunesse, collectifs citoyens, etc.).

Continuer la collaboration avec l’agence immobilière sociale (AIS) Logicentre afin de jouer le rôle d’intermédiaire dans le marché locatif local entre propriétaires et familles à revenu modeste. Informer de façon proactive les propriétaires des possibilités et avantages de location via l’AIS. Par ailleurs, continuer à encourager l’occupation de logements vides.

Dans les charges d’urbanisme (obligations qui incombent aux auteurs de certains projets immobiliers), prévoir des aménagements pour les personnes à mobilité réduite ou porteuses de handicap.

Installer un cimetière cinéraire, aménager les lieux de recueillement pour les rendre accessibles pour tous, particulièrement pour faciliter le deuil des enfants et des parents ayant perdu un enfant (exemples : un téléphone vers le ciel, des couleurs, des buissons qui attirent les papillons ou encore un espace pour se retrouver en famille).

Communiquer sur les initiatives locales d’accueil (ILA), la commission communale “Commune Hospitalière” et favoriser les échanges entre la population et les demandeurs d’asile présents dans la commune (exemple : ateliers « cuisine du monde »).

8 – Jeunesse et enseignement : une commune où les enfants et les jeunes trouvent leur place

Nouveau projet d’école

L’école des Marronniers à Seneffe est à l’étroit dans ses locaux et les bâtiments ne sont plus adaptés aux exigences d’aujourd’hui.

Dans le cadre du projet de construction d’une nouvelle école, nous voulons une réflexion transversale pour que le projet final soit un modèle d’école qui apporte un « plus » à toute la population seneffoise :

– une implantation où l’accessibilité en mobilité douce est réfléchie en priorité : moins de voitures = + de sécurité, pour tous, aux abords des écoles

– une école qui offre l’opportunité de mettre la nature au centre des apprentissages : cour végétalisée et ombragée, potager, ouverture vers la campagne à l’extérieur…

– des bâtiments conçus pour, en-dehors des heures d’école, s’ouvrir au milieu associatif seneffois (activités, emplacements de stockage) et, pendant les heures d’école, pouvoir accueillir des activités intergénérationnelles. Une grande salle de sport n’est absolument pas une priorité, il faut concentrer les efforts financiers de la Commune sur la maintenance des infrastructures sportives existantes : les investissements en matière de sport ont été conséquents (et pour la plupart, hors contrôle) sous la mandature précédente. D’autres postes méritent tout autant l’attention de la Commune, comme par exemple la culture et le renforcement en moyens humains dans l’administration.

– un projet au budget précis et exhaustif, pour éviter les mauvaises surprises, et maîtrisé : la dépense est conséquente et doit être pensée dès le départ dans sa globalité. Ici aussi, la « chasse aux subsides » doit être optimisée.

Il faut profiter de la construction de cette nouvelle école pour intégrer, dans les plans, une cantine durable qui pourra fournir des repas à base de produits sains et locaux aux enfants de nos écoles et aux bénéficiaires du service de repas à domicile du CPAS.

Pour les écoles de l’entité en général

Favoriser un maximum le contact des jeunes avec la nature en soutenant les aménagements scolaires (potagers, hôtels à insectes, végétalisation des cours d’école) qui permettent d’amener la nature dans leur quotidien.

Impulser et soutenir les projets d’école qui vont dans le sens de “l’école du dehors” et d’apprentissage par l’expérience concrète de la nature.

Faciliter les activités communes entre les enfants du réseau communal et du réseau libre.

Veiller à l’équité entre les réseaux, notamment concernant les avantages offerts par la commune : un enfant = un enfant.

Poursuivre les cours de langue et de culture étrangère dans les écoles de l’entité.

Continuer à proposer des activités de l’accueil extra-scolaire (l’accueil avant et après l’école + les stages de vacances) de qualité et diversifiées, comme c’est déjà le cas actuellement.

Continuer à augmenter le nombre de places en crèches avec des horaires souples et amples, afin de pouvoir répondre aux réalités professionnelles des parents.

Associer à la réflexion la maison de jeunes et/ou le conseil communal des enfants lorsque des aménagements (installation ou rénovation de structures) concernent les jeunes.

Optimiser et élargir l’utilisation des plaines de jeux et autres espaces dédiés aux jeunes, en favorisant la tenue d’activités comme c’est le cas pour le Parc de l’Amitié de Familleureux.

9 – Une commune dynamique (culture, patrimoine, tourisme, fêtes)

Tourisme et Patrimoine

Dynamiser, redéfinir et réorienter, avec les acteurs de terrain, les actions en matière de tourisme vers un tourisme participatif et durable qui s’appuie sur notre histoire, la nature et notre patrimoine.

– Faire du Centre de l’Eau le point de départ des activités touristiques, notamment en y plaçant un point fixe d’information touristique, un espace à disposition de l’Office du Tourisme et l’aménagement d’une installation artistique marquant le lien entre le canal et le Centre de l’Eau.

– Recentrer les actions de la commune en matière de tourisme vers la mise en valeur de notre patrimoine (historique, naturel, artisanal…) et l’organisation d’événements à vocation touristique (pique-nique au bord du canal, circuit artistique…).

– Organiser, en collaboration avec l’Office du Tourisme et les autres partenaires, un cycle annuel de balades guidées mettant en avant notre patrimoine historique, artistique et naturel.

– Améliorer l’attractivité de nos villages et notamment les entrées, avec des installations artistiques ; envisager la possibilité de création d’un circuit touristique reliant ces installations.

– Continuer les actions de recensement et conservation du petit patrimoine et maintenir l’attention sur la conservation, les modifications et utilisations des édifices les plus remarquables de notre patrimoine.

Culture

– Au niveau culturel, il faut développer des initiatives favorisant l’accès à la culture pour tous et poursuivre la collaboration fructueuse avec Central (le Centre Culturel de La Louvière).

– Développer un “chèque-culture” sur le même principe que le “chèque-sport”, afin de favoriser la pratique artistique des enfants (ateliers artistiques, académie de musique…).

– Dans le même registre, nous proposons l’élargissement de ces deux chèques aux jeunes jusqu’à 25 ans car, en effet, dans cette tranche d’âge le sport et la culture peuvent vite devenir des articles de luxe et l’instauration de ce chèque permettrait d’en garantir l’accessibilité jusqu’à l’entrée dans la vie active.

– Nous proposons de maintenir et de continuer à développer les activités de la bibliothèque tant en termes de projets, comme ce fut le cas pour la grainothèque, qu’en termes d’ateliers (par exemple illustration/dessin), afin de continuer à étendre et diversifier le public des bibliothèques communales.

Dans le cadre de l’élargissement de l’offre de services de la bibliothèque, la mise en place d’une ludothèque permettrait non seulement de s’adresser à d’autres publics, mais elle favoriserait des moments de socialisation.

– Sur base de l’expérience “les artistes s’invitent à vos fenêtres”, amener l’art et la musique près de ceux qui ont des soucis de mobilité, tel que cela avait été fait en juin 2021 avec les résidents en maison de repos et les cités de pensionnés de Seneffe, Feluy et Arquennes, et l’élargir à d’autres publics.

– Reprendre la publication d’un agenda culturel distinct pour attirer l’attention sur l’offre culturelle communale.

– Continuer à soutenir activement les événements culturels d’initiative citoyenne (Parcours d’artistes de Feluy, Festival des Arts…).

– Travailler avec les fabriques d’église dans la valorisation de notre patrimoine, notamment en co-organisant des événements culturels ou touristiques en partenariat.

– Afin de compenser une situation inégalitaire, poursuivre la mise en valeur des femmes lors de la création de nouvelles voiries, en ayant une attention particulière pour les femmes qui ont marqué l’histoire de notre commune.

Fêtes

 Avec les comités de fêtes, les sociétés folkloriques et le monde associatif, faire la promotion des festivités locales et prévoir des événements ou des moments spécifiques afin d’intégrer les nouveaux arrivants, et ainsi faire que notre folklore et nos traditions continuent à vivre.

10 – Santé

Vivre dans un environnement sain, respirer un air de qualité est un droit des citoyens promulgué par la Convention d’Aarhus (signée par 39 états, dont la Belgique, en 1998) qui dit explicitement que toute personne a le droit d’être informée, de s’impliquer dans les décisions et d’exercer des recours en matière d’environnement (health.belgium.be)), cela afin de contribuer à protéger le droit de chacun, dans les générations présentes et futures, de vivre dans un environnement propre à assurer sa santé et son bien-être.

Du global au local

Tant les industriels de la pétrochimie qui contribuent à la richesse de la région que les citoyens, nous sommes tous concernés par l’accord international d’Aarhus. En effet,
Seneffe comprend le plus grand parc industriel de pétrochimie de Wallonie. Outre Total énergie  acteur majeur dans le traitement des carburants, il y a Syngenta qui fabrique des intrants (pesticides insecticides) et Chemron qui produit des filtres au charbon actif.
Nous sommes donc bien placés pour être acteurs de la protection de notre environnement.

Ainsi, entourés de nombreux experts des secteurs de la gestion des énergies,  les mandataires Écolo proposent une gestion de proximité active et déterminée des dossiers sensibles comme celui des PFAS, par exemple pour contribuer efficacement à éviter les problèmes rencontrés au niveau fédéral durant la mandature antérieure et assurer une eau de distribution de qualité.

Dans le même ordre d’idée, d’autres dossiers impactant les sphères de la santé et du bien-être font aussi partie du challenge de « veille experte » qu’Écolo souhaite développer : Comment ne pas évoquer les problèmes soulevés par le rejet des eaux industrielles directement dans les cours d’eau    ou encore les soucis posés par les usages des pesticides et herbicides de synthèse, qui sont des perturbateurs endocriniens (glyphosates et néonicotinoïdes) .

Les autres chantiers à développer dans une commune semi-rurale

Outre les foyers d’emplois industriels, nous avons la chance d’être entourés des meilleurs gardiens du paysage qui soient et des meilleurs garants de notre autonomie alimentaire  : les agriculteurs !  Ces entrepreneurs sont de précieux partenaires pour le développement de notre commune et la sauvegarde de notre bien-être.  Ainsi, les élus Écolo proposeront la mise en place de cellules de concertation adaptées aux métiers de la terre visant à discuter de la biodiversité et des moyens à mettre en œuvre pour la sauvegarder, comme par exemple replanter des haies et des bosquets et mieux gérer les fossés des zones-tampon entre les champs et les routes.

Les élus Écolo seront attentifs aux problèmes rencontrés par les agriculteurs.  Ceux-ci sont au centre de la sauvegarde de la biodiversité et ils sont en première ligne pour lutter contre le développement des épidémies comme les zoonoses (maladies transmises de l’animal à l’homme : grippe aviaire, grippe porcine, Covid). Ils sont aussi nos mentors pour nous aider à verdurer nos lieux de vie au maximum, créer des réserves naturelles et protéger les écosystèmes existants, protéger les espèces menacées comme les abeilles.

En fait tous ces enjeux sont liés, transversaux et non pas sectoriels. La biodiversité, c’est une affaire d’agriculture, d’urbanisme, d’environnement.

Trouver des solutions négociées pour les autres problèmes

Le dossier des équipements électriques haute tension (CF6) a déjà fait couler beaucoup d’encre et suscité de nombreuses réactions négatives. Nous sommes pourtant tributaires de l’énergie électrique et de son transport. Écolo propose d’encourager la concertation rationnelle dans un esprit d’ouverture et du respect de toutes les parties et toujours dans la perspective de garantir une grande qualité de vie aux citoyens usagers.

Enfin, les mandataires Écolo s’attelleront à assurer le suivi des infractions environnementales  comme par exemple les défrichements illégaux de parcelles dans le parc industriel; ils veilleront, si l’efficacité des premiers capteurs de qualité de l’air (en cours d’installation) est concluante, à augmenter le nombre de ces capteurs ; de même, ils veilleront à augmenter le nombre d’écrans boisés permettant ainsi de diminuer la pollution sonore, elle aussi nocive pour notre santé.

Le développement du zoning

Écolo est bien entendu ouvert au développement d’activités économiques et veillera à ce que celles-ci tendent concrètement à être plus responsables et respectueuses de l’environnement et de ses riverains.
Nos élus auront soin de s’adresser aux sociétés compétentes pour assurer une plus grande transparence des dossiers et ainsi assurer aux citoyens un environnement sain.

Les soins de santé

Avec le secteur local de la santé (médecins, dentistes, infirmiers, kinés, pharmaciens…), développer des actions de promotion de la santé, notamment en encourageant les dépistages, l’alimentation saine et la pratique du sport.

La journée « Sport, Santé et bien-être » du Plan de Cohésion Sociale doit être maintenue et amplifiée : le dynamisme de l’organisation ainsi que les nombreux intervenants en font un événement incontournable et accessible à tous pour la promotion de la santé. La journée, avec la diversité d’activités proposées, est bien un témoin de la transversalité de la thématique « santé » dans toutes les étapes de la vie : dépistage et prévention, pratique sportive, naissance, alimentation, handicap, bien-être, …

Poursuivre la collaboration avec les pharmacies de l’entité dans le cadre d’actions de dépistage, comme pour le diabète par exemple.

Continuer la mise en place des différentes actions de prévention et sensibilisation dans le cadre du projet “Génération sans Tabac” afin de viser à ce que la prochaine génération soit la première à pouvoir se passer du tabac, par exemple instaurer des zones sans tabac autour des écoles.

Intégrer la réflexion “Santé” dans toutes les politiques communales de façon transversale en assurant une bonne articulation des mesures avec le CPAS et le Plan de Cohésion Sociale.

Mettre en place une cuisine collective, afin de proposer des repas sains, locaux et durables dans les écoles de l’entité, ainsi que pour les bénéficiaires du service de repas à domicile du CPAS. Ce projet de cantine durable pourrait faire le lien avec l’emploi (article 60), en formant des bénéficiaires du CPAS aux métiers de l’HoReCa actuellement en pénurie.

L’eau de distribution est un bien de première nécessité et doit, à ce titre, bénéficier d’une attention particulière : avec les autorités compétentes, faire preuve de vigilance et de transparence, relayer proactivement l’information en cas de problème.

Soutenir les actions de sensibilisation de la Maison de naissance de Feluy, notamment leur salon annuel.

11 – Bien-être animal

Continuer la collaboration avec le refuge local pour la stérilisation des chats errants dans une perspective de bien-être animal et de protection de la biodiversité.

Travailler sur l’intégration et le suivi des abris pour chats errants avec le refuge local. De même avec le déploiement des cartes de nourrissage.

Soutenir le salon du bien-être animal organisé par le refuge en collaboration avec la commune, comme un espace où le citoyen peut être sensibilisé à la cause du bien-être animal et rencontrer les acteurs de terrain de cette thématique.

Créer une zone de lâcher de chiens à Seneffe et à Arquennes afin de permettre de lâcher les chiens en toute sécurité tout en favorisant leur socialisation (jeux, parcours agility), avec un règlement élaboré avec l’aide des citoyens (utilisateurs et voisinage).

Continuer à communiquer et à proposer l’aide à la gestion des animaux domestiques dans l’offre de services du CPAS pour les personnes précarisées.

Création d’une procédure afin que les citoyens sachent ce qu’ils doivent faire et qui contacter en cas de découverte sur la voie publique d’un animal domestique ou sauvage blessé.

Interdire l’utilisation de robots tondeuses la nuit afin de limiter l’impact sur la biodiversité (notamment sur les hérissons).

Mettre en pratique des mesures visant à limiter l’usage de feux d’artifice qui ne seraient pas à bruit contenu et informer de façon pédagogique sur l’importance de limiter ce genre d’activité.

12 – Responsabilité et bonne gouvernance

Synergies

Continuer à approfondir et développer les synergies entre l’administration communale et le CPAS, notamment en termes de services partagés et de marchés publics.

Étudier la faisabilité de mutualiser avec des communes voisines les coûts de personnel et de fonctionnement de certains services (mise en place d’une agence de développement local (ADL), appels à projets régionaux…).

Évaluations/Optimisation

Avant de construire des nouvelles infrastructures, notamment sportives, analyser les besoins des seneffois (sportifs et associations) à moyen et long terme face au coût de ces projets et, davantage, donner la priorité à l’optimisation des installations existantes.

Au moins deux fois par mandature, faire un travail de fond sur le budget en se basant sur le principe de “budget base zéro” afin de questionner la pertinence de certaines enveloppes budgétaires mais aussi afin de détecter les besoins non rencontrés de façon récurrente. Dans ce cadre, réévaluer ainsi les besoins en personnel et, le cas échéant, corriger des situations où la charge de travail est mal répartie, cela dans une optique de bien-être du personnel et d’un meilleur service aux citoyens.

À plusieurs échéances au cours de la mandature, analyser la situation de la commune afin de pouvoir (avec des données objectives et fiables) s’attaquer prioritairement aux «faiblesses» génératrices d’inégalités. Cela pourrait se faire, notamment, via l’indice BIMD ainsi que par des données de l’IWEPS (Institut Wallon de l’Évaluation, de la Prospective et de la Statistique),  ce qui doit permettre la prise en compte les différentes variables (p.ex. accès aux soins de santé, mobilité, niveau socio-économique…).

Patrimoine immobilier communal

Dans le cadre de la revitalisation des alentours de la maison communale et notamment dans une meilleure gestion foncière des bâtiments communaux vides, prévoir des surfaces commerciales ou de coworking à loyer réduit, afin de booster à titre temporaire le démarrage d’une activité pour des jeunes et des personnes en réorientation professionnelle.

En matière d’investissements, veiller à maintenir une équité entre les villages et communiquer de manière claire et transparente afin de montrer la réalité de ces investissements.

Prévoir, où cela est possible, l’installation de citernes/systèmes de récupération d’eau de pluie des bâtiments publics, afin de l’utiliser pour l’arrosage des espaces verts et des plantations dans le cadre d’une gestion respectueuse des ressources naturelles.

Chasse aux subsides

Faire preuve de proactivité dans la subsidiation des projets (fédéral, régional, communautaire) autant pour la commune que pour le CPAS. Cela pourrait se faire via l’engagement mutualisé par plusieurs communes des alentours d’un «chasseur de subsides» qui viendrait en appui des services communaux dans la recherche de subsides et préparation du dossier.

Zone de Police

Au sein du Conseil de Police (zone de Mariemont), travailler avec le chef de corps pour améliorer l’attractivité de la zone de police et ainsi attirer les profils nécessaires pour enrichir l’équipe actuelle.

Dans ce même contexte (zone de police), avoir une attention particulière sur les questions de sensibilisation et accompagnement face aux violences faites aux femmes, intrafamiliales ou aux personnes LGBTQIA+.

Continuer à mettre en place des dispositifs permettant à tout en chacun de se sentir bien et en sécurité dans sa maison, notamment les sensibilisations aux bonnes pratiques en prévention contre le vol ou les cambriolages.

 

 

[1]La directive européenne Seveso vise à réduire les risques des accidents industriels. Cette directive poursuit deux objectifs : Éviter les accidents graves impliquant des substances dangereuses et Limiter les conséquences de ces accidents pour les personnes et l’environnement. Cette directive impose, notamment, des mesures de sécurité préventives.    Source : https://centredecrise.be/fr/risques-en-belgique/risques-technologiques/seveso

[2]                      L’habitat léger peut recouvrir différentes formes – yourtes, cabanes, chalets, tiny houses, roulottes, etc. – mais se caractérise toujours, en comparaison au logement traditionnel, par sa faible emprise au sol, son poids léger, son aspect réversible ou encore la possibilité de le déplacer (source : uvcw.be)

[3]        Couloirs écologiques visant à relier les espaces naturels et renforcer la résilience des écosystèmes.

[4]                      Les pluies abondantes entraînent inondations et surcharge des réseaux. Un jardin de pluie est un aménagement paysager sur une petite zone, qui vise à réduire le ruissellement et donc, le débordement des réseaux (source : ecohabitation.com). Une noue est une sorte de fossé peu profond et large, végétalisé, avec des rives en pente douce, qui recueille provisoirement de l’eau de ruissellement, soit pour l’évacuer via un trop-plein, soit pour la stocker et la laisser s’évaporer (évapotranspiration) et/ou s’infiltrer sur place, permettant ainsi la reconstitution des nappes phréatiques (source : wikipedia).

[5]

[6]                 Le comice agricole de Seneffe est une association d’agriculteurs dont la mission est de promouvoir l’information afin d’assurer le progrès technique, économique et social des exploitations agricoles de sa circonscription et d’assurer le bien-être des ruraux. Source : Essor de Seneffe, juin 2022.